L’ours à collier ou ours noir d’Asie

L’ours à collier ou ours noir d’Asie
L’ours à collier ou ours noir d’Asie

L’ours à collier
(Ursus thibetanus)

  • Autres noms : ours noir d’Asie, ours de lune
  • Taille : 2 m
  • Poids : de 50 à 200 kg
  • Poids à la naissance : 220 g
  • Accouplements : avril à juin (vérifier). La femelle est sexuellement mature vers 3 à 4 ans. Les petits naissent entre décembre et mars.
  • Nourriture : il est essentiellement végétarien (noix, glands, fruits…) mais mange également des insectes, de petits mammifères, des oiseaux, des carcasses, des agneaux, des veaux, des poneys…
  • Spécificités : tâche blanche en forme de croissant sur le poitrail. Poils courts et lisses, sauf sur les épaules et le cou où ils sont longs, ce qui lui vaut le nom d’ours à collier.
  • Lieu de vie : partie nord de l’Asie, de l’Iran aux îles septentrionales du Japon, en passant par le Tibet, la Mandchourie, la Birmanie et le Laos.
  • Nombre d’individus : pas d’estimation fiable
  • Statut IUCN : vulnérable
  • Espérance de vie : 20 ans

Quelles menaces planent sur l’ours à collier ?

L’ours à collier est victime du trafic de la bile, la pharmacopée traditionnelle chinoise lui prêtant de nombreuses propriétés. Si des récentes études tentent à prouver que l’acide ursodésoxycholique (et notamment sa version de synthèse) pourrait avoir des effets positifs sur la dégénérescence rétinienne (Boatright et al . , 2006), la protection contre le diabète de type I (Engin et al. , 2013 ) et certaines maladies neurodégénératives (Vang et al. , 2014), on pense que la version contenue dans la bile d’ours contiendrait principalement du pus et divers toxiques, son extraction n’étant souvent pas réalisée dans des conditions d’hygiène acceptable. Pour rappel, les ours sont enfermés dans des cages (en métal ou en bambous) dans des fermes à bile, avec un cathéter placé dans leur abdomen pour récolter le précieux liquide. Cette méthode barbare provoque aux ours des souffrances qui peuvent durer des années. Il semble impensable qu’on puisse continuer de nos jours à prélever de la bile d’ours alors que la molécule peut-être produite, proprement et sens provoquer de souffrances, en laboratoire.

L’ours à collier est également victime de braconnage et de la perte de son habitat.

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