L’ours brun d’Europe

L’ours brun d’Europe
L’ours brun d’Europe

L’ours brun d’Europe
(ursus arctos arctos)

  • Taille : 1,70 à 2,50 mètres
  • Hauteur moyenne au garot : 90 à 110 cm
  • Poids à la naissance : 300 à 500 grammes
  • Hauteur moyenne debout : 3 mètres
  • Poids à l’âge d’un an : 15 kg
  • Poids de l’adulte : 120 à 280 Kg selon le sexe et les régions. L’ours brun d’Europe est plus petit que legrizzli ou que l’ours du Kamtchatka, en Sibérie, dont certains individus peuvent atteindre 700 Kg.
  • Couleur : brun, beige ou noir
  • Sens : les sens les plus développés de l’Ours brun, sont l’ouïe et surtout l’odorat.
  • Alimentation : fruits, miel, insectes, végétaux et viande. Bien qu’omnivore, l’ours est un opportuniste : il se nourrit de ce qui est le plus abondant dans la région où il vit.
  • Statut (IUCN) : Non concerné. L’espèce n’est pas menacée à l’échelle mondiale. Pourtant, l’ours brun est en voie de disparition dans certains pays d’Europe et l’espèce est même localement éteinte.
  • Durée de vie : 25 à 30 ans.

Quelles menaces planent sur l’ours brun ?

L’ours brun n’est pas menacé à l’échelle mondiale. Pourtant, l’ours brun est en voie de disparition dans certains pays d’Europe et l’espèce est même localement éteinte. En France, l’ours brun est une espèce extrêmement proche de l’extinction puisqu’il ne reste qu’une poignée d’individus isolés dans les Pyrénées. Malgré des réintroductions en 1996/1997 puis en 2006, le nombre d’ours est toujours très bas. Certains éleveurs ont fait de l’ours le bouc-émissaire d’une filière en souffrance. Pourtant, grâce aux subventions liées à la présence de l’ours, leurs conditions de travail se sont vues largement améliorées.

Comme partout, l’ours est en concurrence avec l’homme pour son territoire. L’urbanisation grappille chaque jour un peu plus sur le monde sauvage. En empiétant sur les terres des ours, nous augmentons le nombre de confrontations. On pourrait lancer un débat pour se demander qui de l’homme et son bétail ou de l’ours a le plus sa place dans les montagnes pyrénéennes, mais il est temps de prouver que nous sommes des homo sapiens sapiens, des hommes évolués capables de cohabiter avec le sauvage.

La cohabitation entre l’élevage et les ours n’est pas une utopie. Elle se pratique dans d’autres pays. Il y a, par exemple en Roumanie, une tradition de l’élevage ovin très importante et la présence de plus de 5000 ours. Là-bas, le métier de berger prend tout son sens. L’homme est présent pour protéger ses bêtes et cela suffit, en général, pour éloigner les grands prédateurs.

Il est quand même triste, en 2017, de constater encore que le plus grand prédateur n’est autre que… l’homme.

Pour en savoir plus, consultez notre matériel pédagogique : http://www.aves.asso.fr/materiel-pedagogique/

Add Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez le mouvement !